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FINANCEMENT ADDITIONNEL POUR LE PROJET D’APPUI A LA DIVERSIFICATION AGRICOLE


 Financement additionnel pour le Projet d’appui à la diversification agricole: 27,5 milliards FCfa de crédit autorisé par le Parlement 

Le processus pour la mise en vigueur de l’accord de financement additionnel du Projet d’appui à la diversification agricole (PADA), signé à Cotonou le 2 juin dernier, entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid) suit son cours normal. La Représentation nationale a, en effet, adopté, ce mardi 3 octobre, le projet de loi portant autorisation de ratification dudit accord. Il s’agit d’un crédit dont le montant se chiffre à 27 484 598 300 F Cf, pour un coût global de 35 711 610 994 F Cfa prévu pour être mis en œuvre pendant quatre années.

 Après le PPAAO-Bénin, c’est enfin le tour du Projet d’Appui à la Diversification Agricole d’obtenir l’autorisation à ratification de l’accord qui consacre son financement additionnel. Le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) a été exécuté au cours des cinq dernières années à travers le Programme Cadre d’Appui à la Diversifiation Agricole (ProCAD). 

Ayant pour objectif de contribuer à la restauration et à l’amélioration de la productivité aux champs et de la valeur ajoutée post-récolte des chaines de valeur riz, maïs, ananas, anacarde et poisson, le PADA a permis, au cours de sa phase initiale, d’atteindre plus de 158 000 bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux, de porter la production à l’hectare de noix de cajou de 0,45 tonnes au début du projet à 0,6 tonnes, de porter la production à l’hectare de l’ananas de 50 tonnes au début du projet à 57,4 tonnes. Quant au poisson, sa production a presque doublé passant de 2,8 tonnes à l’hectare au début du projet à 4,5 tonnes/ha.

 En termes d’impacts, le projet a permis au Bénin de mieux se positionner sur le marché international de la noix de cajou et de l’ananas. C’est fort de ces résultats que le Projet a bénéficié d’un financement additionnel d’une durée de quatre ans avec un crédit d’un montant de 41,9 millions d’euros équivalant à 27 484 598 300 F Cfa sur un coût global du projet estimé à 35 711 610 994 F Cfa, la différence représentant un don de l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale.

 Le financement additionnel vise essentiellement la consolidation et la mise à échelle des réalisations de la phase initiale. Il ambitionne surtout de capitaliser les acquis énumérés supra et d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et d’entreposage. 

Le vote a s’est déroulé en présence de du ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, représentant son collègue en charge de l’Agriculture.