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Le Cuiseur à vapeur de Ablo, l’équipement révolutionnaire


« Ablo » également appelé ‘’Pain de maïs’’ est un gâteau issue de la pâte fermentée de maïs et ou de riz et qui se mange avec du poisson ou de la viande. C’est un repas qui ne manque jamais aux cérémonies de baptême, mariage, funérailles organisées au Bénin. Il est aussi présent dans les pause-café au niveau des Hôtels et maquis de la place concourant ainsi à l’amélioration des revenus des femmes transformatrices. 


Depuis la nuit des temps, le ‘’Ablo’’ a toujours été réalisé par un dispositif traditionnel qui permet de sortir en 20 mn, 45 boulettes de ce pain dont raffole les béninois surtout pour les repas du soir. L’intérêt que porte le consommateur pour le Ablo a rendu chez la «Ablonon» c’est à dire « vendeuse de Ablo », les files d’attente, très longues. Ce qui induit une perte de clientèle et de gain pour la transformatrice car quand le consommateur, après une journée de dure labeur se voit contraint de subir une longue attente avant de se voir servir le « ablo », il finit par s’en lasser. 

 Le cuiseur à vapeur de « Ablo » est une innovation, un équipement pour la transformation du maïs. Réalisé en aluminium inoxydable, il est fait de six plateaux étagés pouvant contenir chacun 45 à 50 boulettes de ablo soit 270 à 300 Ablo pour une cuisson de 20 mn. Il a été introduit en 2014, grâce au financement du PPAAO-Bénin, auprès des femmes vendeuses de « Ablo ». Ce qui a permis non seulement, de réduire considérablement les nombreux files d’attente qui s’observaient tous les soirs aux différents points de vente de Ablo mais aussi et surtout de quintupler le revenu journalier de ces femmes qui ont salué avec beaucoup d’enthousiasme, l’introduction de cet équipement. Photo 1 : Nouveau dispositif de cuisson à la vapeur du ablo  Conscient de ces contraintes, le PPAA0-Bénin s’est confié à l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin, qui, grâce au financement du Projet, a conduit des recherches qui ont abouti à la mise au point du « Cuiseur à vapeur de Ablo ».

Dame Constance AKAKPO est une femme transformatrice de 52 ans résidant au quartier Akonaboè à Porto-Novo. Elle avait de la peine à satisfaire à la demande de sa clientèle en Ablo. Depuis que le PPAAO a introduit auprès d’elle cet équipement, elle ne se plaint plus car c’est avec beaucoup de satisfaction que sa clientèle se fait servir le Ablo rapidement. « Le cuiseur à vapeur de Ablo a vraiment amélioré ma situation. Il m’a permis d’augmenter ma clientèle car beaucoup de gens n’aimaient pas s’arrêter chez moi surtout au retour du service les soirs parce que l’attente leur paraissait trop longue. Mais avec le cuiseur à vapeur, il savent qu’ils n’auront pas à attendre plus de 20 mn.

 Avant, avec mon dispositif traditionnel, je ne pouvais vendre que 10 à12000 francs de Ablo par jour, mais aujourd’hui, c’est avec beaucoup de bonheur que je rentre chez- moi avec 55 à 60 000F. De plus, je fais une économie substantielle de bois de chauffe car en 20 mn, je rends disponible six fois plus de Ablo qu’avec le dispositif traditionnel ». « Avec le procédé traditionnel de cuisson de Ablo, j’ai été surnommée ‘’Adodjiété’’ ce qui veut dire ‘’ C’est au feu’’ parce que cette phrase est devenu un refrain que je ne cessais de chanter aux clients lorsqu’à leur arrivée, il n’y avait pas de Ablo à leur servir. Depuis que j’utilise le Cuiseur à vapeur de Ablo, plus de « Adodjiété ».

 Avec l’introduction du nouvel équipement, la vie de Constance AKAKPO et celle de ses enfants se sont considérablement améliorés. Avec ses revenus, elle paie la scolarité de sa dernière fille Photo2 : Cuisson à la vapeur selon la méthode améliorée aujourd’hui en année de maîtrise. Elle s’est acheté une nouvelle parcelle dans son quartier. Elle se prépare à faire de son point de vente, un maquis où elle pourrait servir le ablo du matin au soir.